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Je m'identifie comme étant une parolière, poétesse, écrivain amateur.

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La vieille fille

 

    

 

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 Proverbe du jour

Comme on fait son lit, on se couche. 

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La vieille fille

 

Des cheveux ondulés, enneigés et soyeux, encadrant un visage où perle la tristesse, une vie monotone n'ayant pour seule richesse que les services rendus et les prières à Dieu. Tous les matins, à l'aube, elle s'en va à l'église pour changer l'eau des vases et remettre des fleurs. C'est un joli prénom que celui d'Ane-Lise! Peut-être un peu vieillot; mais si plein de douceur. Par habitude, elle reste à la messe de sept heure, fait toutes ses prières, examine son coeur puis elle remet en ordre ses idées.  

Le dimanche, c'est elle qui joue de l'harmonium et monsieur le curé la tient en grande estime! Pour être aimée de tous, elle fait le maximum même si, pour rien, souvent, elle s'escrime. A la sortie du culte, lorsque sonne midi, quand les groupes se forment afin de converser, elle s'éclipse sans bruit pour ne pas déranger, comme pour s'excuser d'être une vieille fille. C'est une fois chez elle qu'elle découvre le vide qui emplit sa demeure aussi vide que son coeur. Là, elle fait, sans tricher, le bilan de ses rides et elle comptabilise, une à une, ses erreurs.

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Il ne lui reste rien de sa belle jeunesse lorsqu’elle éconduisait les garçons de son âge qui se glissaient souvent derrière à la messe pour toucher ses cheveux et frôler son corsage. Ils se pâmaient d'amour tandis qu'elle s'en fichait. Elle pensait, à l'époque, avoir assez de temps pour distinguer du nombre de ses soupirants celui qui saurait être l'élu qu'elle aimerait… Mais elle n'a pas su et le temps est passé. A présent, c'est trop tard... Elle trompe son ennui en se faisant du thé au citron parfumé qu'elle  consomme lentement grignotant des biscuits…

Le bonheur qu'elle avait à portée de son cœur lorsque de beaux jeunes hommes lui faisaient la cour, Qu'ils la couvaient des yeux leur âme emplie d'amour, lui récitant des vers d'une voix langoureuse. Pourquoi les refuser en faisant la coquette? Pourquoi les faire souffrir en les rendant jaloux?  Pourquoi d'un air hautain, ébrouant ses frous-frous, de voir leur mine défaite,  s'en allait-elle rieuse,  en leurs  lançant de loin:"mon coeur n'est pas pour vous! Il sera pour celui qui saura le gagner"...  Admirée, adulée elle aimait les hommages! Et elle s'en amusait, la jeune écervelée! Mais à force de rire de ses soupirants, s'est flétrie sa beauté et tous ses prétendant, d'elle se sont détournés...

Jeunes filles  vaniteuses de votre beauté! Prenez garde qu'un jour, pour vous, la cloche sonne! Car le temps  passe et lasse le plus fervent des hommes si vous laissez passer  la chance d'être aimée...

De vivre solitaire, elle n'a plus envie; mais ne sait pas comment rompre sa solitude. Elle sent fuir de son corps tout ce qui fait la vie, s'enfonçant, peu à peu, dans sa décrépitude. Le miroir qui reflète son mince corps de liane, lui dit que c'est finit. Que trop vite il se fane et qu'elle ne sera plus celle qui fait rêver! Et qu'il n'y aura plus de beaux jours pour aimer!.

 

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Aucun prince charmant, sur son beau destrier, n'est venu l'arracher à sa morne existence. Et il lui faut subir l'outrage des années sans être accompagnée d'une tendre présence. Elle cherche à s'occuper par une broderie; mais ses mains frémissantes refusent tout effort: comme si, dans leurs veines, se distillait la mort. Pourtant, elles étaient longues, ses mains: douces et jolies!…

Cette maison où dorment des souvenirs heureux la rend mélancolique, embuant ses yeux bleus. Sa raison la tourmente, l'empêchant de lutter et elle voudrait mourir, en finir, s'en aller... 

La pluie, cette ennuyeuse, s'est mise à tomber: c'est l'intruse qui tape aux vitres du salon et l'âme d'Ane-Lise se met à l'unisson de la nature qui pleure sans jamais s'arrêter. Anne-Lise n'a plus la force de faire face aux jours qui se succèdent au nombre des années. Jusqu'au bout, il lui faut subir sa destiné. Elle n’en a plus envie; mais sa vie est tenace!
Quand donc viendra le jour où, enfin délivrée, elle pourra, sans regret, déposer son fardeau de craintes, de douleurs et de longs, longs sanglots: offrande douce amère d'un' vie sans intérêt...
 

Au loin, teinte une cloche: c'est l'angélus qui sonne. La vieille fille émerge de sa mélancolie. La seule façon pour elle d'assumer sa vie, c'est de s'abandonner à un dieu qui pardonne et qui seul, peut combler son existence usée. Si elle est vieille fille, si elle n'est pas mariée, c'est que Dieu l'a voulu et ainsi décidé! Et puis, de toutes façons, à quoi bon regretter! Les voix de son seigneur sont bien impénétrables: invisibles pour elle comme pour ses semblables… Il faut bien rétablir un peu l’ordre des choses! Que peut-elle espérer? A quoi bon s'obstiner quand la stérilité de sa vie lui fait face! Anne-lise comprend qu'il lui faut accepter ce que la providence daigne lui accorder… Elle se dit que bientôt, pour un très grand voyage, elle prendra son billet: pas besoin de bagages; juste ce petit regret de mourir demoiselle. Juste un petit regret d'être restée trop sage.

 

 

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 La main et la plume

 

La Rose De Janvier-Lady Oslo-N.Ghis.-

Amour Passion

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